Quand Maja a les abeilles …

Quand Maja a les abeilles …

par Jeferson

En marge de l’article de Maja Briner dans la Luzerner Zeitung (et de la réponse très détaillée de M. Buchs sur le site http://www.liberalarms.ch/, je souhaite faire de manière plus générale – et plus concise – les remarques suivantes.

Mme Briner est comme la plupart des journalistes idéologiquement contre les armes et contre les amateurs d’armes. Elle ne cherche pas et n’a jamais cherché le dialogue, pas plus qu’elle n’essaye de comprendre la situation, qui visiblement lui échappe. Tout ce qui lui importe, c’est de pouvoir rédiger un article à charge.

Il est étonnant qu’elle présente des citoyens respectables comme des extrémistes, alors que nous souhaitons simplement le maintien du droit actuel. Malgré trois durcissements successifs en 1999, 2008 et 2012, et surtout dans le respect de la volonté populaire exprimée le 13 février 2011. Mme Briner serait-elle contre le fait de laisser une loi déployer ses effets, ou contre la démocratie ?

Ces dernières années, proTELL ne jouait aucun rôle politique. proTELL était un microbe, que politiciens et journalistes pouvaient se permettre d’ignorer. Le microbe est devenu un moustique, et déjà les journalistes n’arrivent plus à dormir.

Les amateurs d’armes seront continuellement, malhonnêtement attaqués, jusqu’au référendum. La campagne s’annonce intense, et déséquilibrée. Nous sommes prêts à répliquer, et à faire entendre notre voix. L’exemple des minarets nous montre que la « vérité journalistique » n’est pas toujours celle du peuple. Si nos ennemis sont aussi virulents, c’est parce qu’ils savent que nous pouvons gagner.

Les journalistes vont continuer à nous calomnier, jusqu’au référendum. Ce n’est pas surprenant puisque pratiquement aucun n’est de notre bord. Comme le moustique, nous devrions nous faire du souci si certains faisaient mine de nous applaudir. Pour l’heure, nous prenons acte que la presse dans sa quasi-totalité a décidé de tirer sur proTELL à boulets rouges (forcément…), et que nous manquons cruellement de relais au niveau des médias. Le référendum que proTELL et d’autres associations lanceront cet automne ne sera pas un référendum contre Schengen. Ce ne sera pas non plus un référendum pour les armes. Par contre, ce sera la seule et unique occasion de ces 15 ou 20 prochaines années de voter pour savoir si le peuple suisse désire rester souverain, dans une démocratie, ou si désormais toutes nos lois seront automatiquement dictées par Bruxelles. La thématique des armes arrange bien nos adversaires. Le discours qui sera martelé ces prochains mois sera toujours le même : « on ne va pas sacrifier Schengen pour quelques armes ! ». La réponse doit être claire : « Schengen n’est pas tabou, on ne va pas sacrifier notre démocratie pour plaire à quelques idéologues ! » Que vous soyez amateurs d’armes ou non, la question qui importe c’est que la Suisse continue de déterminer elle-même le cours de son destin. Au coeur de l’Europe, mais pas soumise à l’UE. Avec de vraies consultations démocratiques, et des référendums qui ne soient pas uniquement consultatifs comme dans les pays qui nous entourent. Que reste-t-il ? Les lettres de lecteurs. Chacun peut écrire, réagir, demander que des articles mensongers soient corrigés, ou apporter des précisions. Il importe que tout le monde comprenne qu’au-delà de la symbolique des armes, c’est notre libre arbitre qui risque de disparaître, notre démocratie, notre souveraineté.
À vos plumes, citoyens !

Jeferson, avril 2018

 

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