La violence des armes, vraiment? –

La violence des armes, vraiment?
par Jeferson, juillet 2017

La fédération suisse de tir a publié les statistiques presque exhaustives du tir en campagne 2017.

http://www.fst-ssv.ch/Portaldata/1/Resources/dokumente/breitensport/efs/20170612_EFS_Gesamtstatistik-2017_(002).pdf

On apprend que lors du deuxième week-end de juin, 94’364 tireurs à l’arme longue ont fait le détour par un stand de village pour tirer leurs 18 cartouches à 300 mètres. Et que 33’535 tireurs au pistolet ont pareillement consacré quelques heures pour le plaisir de tirer leurs 18 cartouches à 25 ou 50 mètres. Certains ont fait les 2 (fusil et pistolet), de sorte que ce ne sont pas exactement 127’899 personnes qui se sont déplacées. Mais largement plus de 100.000.

Le nombre de cartouches tirées par contre est incontestable: 2’302’182. Résumons: sur 2 jours et demi, plus de 100.000 personnes armées d’armes militaires ont tiré plus de 2 millions de cartouches d’ordonnance -des munitions « de guerre »-, dans toute la Suisse pour ce qu’il faut bien appeler la plus grande manifestation de tir sportif à l’échelle d’un pays.

Et que s’est-il passé? Rien. Aucun accident, pas le moindre incident, aucun policier mobilisé, pas besoin de service d’ordre, aucun débordement, aucun hooligan.
Oh, on a bien dû compter 18’387 égos froissés par des résultats en retrait par rapport à l’année précédente, dont 12’695 au moins qui regrettent sincèrement de constater les ravages de l’âge. D’année en année, la main n’est plus aussi sûre, l’oeil plus aussi perçant qu’avant.

Les anti-armes (« hoplophobes ») ne cessent de parler de violence des armes. D’initiative populaire -heureusement refusée- en directive européenne -sans légitimité démocratique-, d’articles de presse -complaisants- en émission télévisuelle -complice et putassière-, la « gôche » et les valeurs du « progrès » nous serinent que les armes c’est le mal absolu, qu’il faut les interdire.

La réalité vaut bien mieux que ces fumeuses théories. La réalité, c’est que s’il n’y a plus de match de football ou de hockey sans déploiement des forces de police, s’il n’y a plus de discothèque sans service d’ordre, du côté du tir on peut mobiliser 100’000 personnes sans problème.

Alors la « violence des armes »? Ceux qui en parlent ne sont jamais venus au stand, n’ont aucune idée de ce que cela signifie. En termes de concentration ou de vie sociale par exemple. Il est regrettable que la presse donne toujours la parole à des gens qui ne connaissent rien aux armes. Il est vrai que c’est un peu de la faute des tireurs: puisque tout va bien, puisqu’il n’y a ni risque ni accident, pourquoi les médias en parleraient-il?

Il y aura peut-être bientôt une bonne raison: à force de devoir faire face à des attaques mensongères, à des lois toujours plus restrictives sous de fallacieux prétextes, les amateurs d’armes en ont assez. Des sociétés comme proTELL ou la FST commencent à s’organiser, et à relever la tête. Et une chose est sûre: s’il faut réunir 100’000 signatures pour une initiative ou un référendum, ce sera fait en un week-end!