Loi sur les armes: pourquoi les femmes voteront NON le 19 mai 2019 !


« Le 19 mai 2019 je voterai NON au droit sur les  armes de l’UE 
»
« Notre droit sur les armes a fait ses preuves et permet à la Suisse d’être un des pays les plus sûrs au monde. Nous voulons préserver les accords de Schengen mais nous devons refuser fermement la nouvelle directive sur les armes de l’UE qui n’apporterait que des restrictions injustes et coûteuses pour les citoyennes et citoyens respectueux de la loi, sans aucune amélioration dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité. L’UE devra accepter notre décision démocratique. Cela prouverait sinon la volonté de Bruxelles de nous asservir. Et cela, franchement, nous ne l’accepterons pas. »

 

Le tir sportif est comme le yoga. Juste un peu plus bruyant.

par Bruno Buchs, avec la collaboration d' »Exigences », avril 2019

En Suisse, pays à l’abri des conflits depuis des lustres, hormis le tir dans le cadre de l’armée, l’utilisation des armes se limite au tir sportif – de précision ou de vitesse dans l’une ou l’autre des nombreuses disciplines nationales ou olympiques – ou au tir de loisir.

En effet, très peu de cartouches sont tirées pour défendre la vie ou l’intégrité physique, pour des suicides, des crimes ou par les forces de police en missions. Aussi rares soient-ils, il ne s’agit pas d’occulter la gravité de certains faits, mais force est constater que le nombre de cartouches tirées dans ces conditions est anecdotique.

Les armes de service, celles de l’armée, ont certes un objectif primaire : permettre à la citoyenne-soldate de défendre son pays si un conflit obligeait la Suisse à mobiliser son armée de milice. Cela semble tellement improbable que certains voudraient abolir l’armée. Ils ont tort. L’histoire ne cesse de nous le démontrer.

Même si ce débat n’est pas notre propos d’aujourd’hui, nous disons clairement que dans le monde actuel, notre peuple doit disposer de forces armées pour défendre sa souveraineté, ses familles, ses enfants, ses biens et ses terres, et sa démocratie unique au monde.
Et nous avons la chance que notre armée de soldat(e)s-citoyen(ne)s représente le peuple, au contraire d’une armée professionnelle.

Mais que recherchent donc ces propriétaires d’armes, ces tireuses, ces chasseuses, ces collectionneuses ?

On pourrait poser la même question aux adaptes du yoga, aux passionnées de belles carrosseries, aux mordues de plongée sous-marine, aux amatrices de littérature ou du Béjart Ballet de Lausanne.

C’est toujours la passion, la recherche de la perfection, la maitrise parfaite du geste qui anime ces « aficionadas ». Le tir est un art qui demande un haut niveau de technique et de concentration, tout en finesse, avec une grande maitrise de soi ; très loin des représentations cinématographiques.

Puisqu’il est nécessaire de maitriser le corps et le mental, le tir est-il comparable au yoga, juste un peu plus bruyant ?

Nous sommes à des années-lumière des préjugés des hoplophobes, qui cherchent à faire passer les propriétaires d’armes, les collectionneuses, les chasseuses et les tireuses pour des personnes potentiellement violentes et dangereuses pour la société.

Les femmes qui possèdent des armes pour leur défense personnelle sont minoritaires et ce d’autant plus qu’en Suisse il est quasiment impossible d’obtenir un permis de port d’armes – qui autorise le port dans l’espace public. Le cadre légal est bien différent : les propriétaires d’armes qui pratiquent le tir sportif ou récréatif ont leurs armes chez elles, bien protégées contre les accès non autorisés. On peut tout au plus imaginer que si ces femmes devaient défendre leurs enfants ou leurs proches contre des agresseurs violents et dépourvus d’humanité, dans une situation d’extrême urgence et de danger réel et immédiat, elles sauraient se servir de leurs armes, en tant que moyen d’ultime recours.

En Suisse nous ne sommes pas coutumiers des attitudes agressives et des démonstrations de force. À l’instar de la soldate qui garde son arme pour les besoins du service à la patrie – et qui par ailleurs est mère de famille, avocate, caissière, sage-femme, mécanicienne, cadre, politicienne, etc. –, la propriétaire d’armes civile est une personne responsable, digne de confiance et respectueuse des lois. Elle gère ses armes comme elle gèrerait n’importe quel produit potentiellement dangereux. C’est une gestion réfléchie et prévoyante, en connaissance de cause, en maitrisant le stockage, le transport et l’utilisation, dans le respect des prescriptions légales.

La loi proposée pourrait-elle diminuer le nombre de victimes de violences conjugales ou de suicides?
Une diminution est purement hypothétique : en l’absence d’arme à feu on observe le plus souvent un report sur d’autres moyens (utilisation d’objets contondants, armes blanches, pendaison ou «accident de personne», etc.).
Le problème de fond du suicide et de la violence réside dans la nature humaine et non dans l’objet employé (couteau, batte de baseball, voiture, train, corde, poison ou arme).  Les armes à feu ne sont d’ailleurs de loin pas les moyens les plus utilisés pour les suicides, n’en déplaise à certaines qui se focalisent sur les armes au lieu de s’attaquer aux problèmes sociaux et humains.

Le 19 mai 2019, les Suissesses devront dire non à la nouvelle loi sur les armes.

Ce non est constructif car il permettra à la Suisse de préserver, et si nécessaire de faire évoluer un cadre légal éprouvé et taillé sur mesure. Personne à Bruxelles ne sait ce qui est bon pour nous et ce qui ne l’est pas.

Ce non est tourné vers l’avenir car il envoie un signal clair à Berne et à Bruxelles : oui à Schengen/Dublin et non à une directive européenne qui manifestement a été conçue sous de faux prétextes et que l’on veut maintenant faire passer à tout prix, en brandissant des menaces mensongères sur les possibles conséquences d’un refus.

Le 19 mai, avec le NON, il ne s’agit pas pour les femmes suisses de prendre position pour ou contre les armes mais de dire si un prédateur comme Jean-Claude Junker peut venir en Suisse voler un baiser à une conseillère fédérale et exiger l’application du droit européen (inutile, bureaucratique et mensonger) ; ou si notre droit national, déjà restrictif, adapté à nos besoins en matière de sécurité et qui a fait ses preuves, reste valable pour toutes les propriétaires d’armes.


 

 

 

 

… le mot de la fin

 

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