Les citoyens s’expriment au sujet de la loi sur les armes: aujourd’hui, l’avis d’André

Loi sur les armes

par André, le 06.02.2019

Prochainement le peuple suisse et les cantons vont être appelés à se prononcer sur une nouvelle loi sur les armes.

A vrai dire, ces dispositions sur les armes détenues par des particuliers est un tir de canon contre des moineaux. La situation sécuritaire en Suisse n’est nullement en relation avec le nombre d’armes à feu qui s’y trouvent. Bien qu’il ne soit pas possible d’avoir un chiffre précis, il est réaliste de prétendre que 2 à 3 millions d’armes à feu sont détenues par des particuliers en Suisse. En relation avec une population d’environ 8 millions d’habitants, il y a proportionnellement moins de meurtres, de suicides ou d’attaques à main armée que dans les autres pays européens. Par ailleurs, les armes utilisées pour des actes de terrorisme en Europe ne provenaient pas de Suisse. Où est donc le problème ?

D’aucuns s’évertuent à répandre la peur de la dénonciation des accords de Schengen par la Commission Européenne. A y regarder de plus près, il devient évident qu’il n’est pas dans l’intérêt européen de mettre fin à une coopération transfrontalière fructueuse pour lutter contre le terrorisme. Dénoncer les accords de Schengen reviendrait pour l’Europe à se couper d’une importante source de renseignements policiers.

La définition de ce qui peut être considéré comme une arme en Suisse a été étendue par voie d’ordonnance au fil des années, sous la pression européenne et dans l’indifférence générale, aux baïonnettes et autres couteaux. Dans cette perspective, les bouchers de ce pays pourraient bien devoir bénéficier d’un permis de port d’armes pour pouvoir exercer leur profession ….

En Suisse et contrairement au reste de l’Europe, les armes à feu sont aussi considérées comme un symbole d’une marque de confiance de l’Etat vis-à-vis des ses citoyens. Aucun autre pays au monde n’a, à ma connaissance, pris le risque de laisser ses citoyens armés dans le cadre d’une armée de milice.

Voulons-nous, sous la pression de la Commission Européenne, rompre unilatéralement ce lien de confiance ?

Note de la rédaction:
Ce référendum facultatif requiert la majorité des voix aux urnes; la majorité des cantons n’est pas nécessaire.

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