Le brigadier Vallat fait confiance au citoyen-soldat en uniforme mais pas en civil. – Démissionnez !

Le brigadier Vallat fait confiance au citoyen-soldat en uniforme mais pas en civil. – Démissionnez !

par Bruno Buchs, 05.03.2019

Plusieurs correspondants nous ont fait part de leur indignation au sujet des propos du Brigadier Guy Vallat tenus dans le canton de Jura à l’assemblée de la Fédération Jurassienne de Tir à Courgenay.

En effet, ce brigadier de l’armée de milice suisse laissera le citoyen-soldat porter l’arme durant le service. Il lui donnera des munitions et lui permettra même de tirer. Mais dès le « rompez » de la fin du cours de répétition, ce citoyen (auquel on pourra demander le sacrifice suprême en temps de guerre) redeviendra un suspect, un criminel en puissance, un ennemi potentiel de l’armée.

Le souverain, le peuple, a délégué un certain nombre de tâches et de prérogatives à l’Etat et ceci sur la base d’un contrat de confiance et de respect. L’armée en fait partie. N’en déplaise à certains, ce n’est pas au citoyen de mériter la confiance de son Etat et de ses services, c’est très exactement le contraire!

Et le peuple suisse n’a pas besoin d’officiers qui méprisent le citoyen, qui veulent le soumettre au diktat d’une force étrangère.

Alors, faute de pouvoir vous dégrader, Monsieur Vallat, nous vous demandons de démissionner et de redevenir un citoyen-soldat ordinaire.

Cela vous permettra de réfléchir à nouveau en tant que citoyen-souverain.

 


Correspondance de www.swissguns.ch

par Frank A. Leutenegger, le 05.03.2019

La peur du brigadier

Les Jurassiens préparent leur 5e Tir cantonal pour 2023. Les différentes sociétés concernées ont tenu ce week-end une assemblée pour lancer le projet. Comme on pouvait s’y attendre, la votation du 19 mai, relative à la révision de la loi sur les armes a été au centre des discussions.

Le président de la FJT (Fédération jurassienne de tir) Yannick Vernier a rappelé l’importance de la votation dont l’issue pourrait mettre en péril l’avenir du tir populaire en Suisse. Le représentant du Comité central de la FST, Ruedi Meier a renchéri, en relevant les mensonges de la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter.

Mais vint ensuite le discours du brigadier Guy Vallat. Selon lui, cette loir devrait aider à lutter contre l’utilisation abusive et violente des armes. En gros, ce Monsieur estime que le citoyen-soldat doit garder son arme… tant qu’il est soldat. Le citoyen-soldat en civil lui fait peur. Il serait même susceptible de s’attaquer à nos propres soldats, à la garde ou lors d’un transport de munitions.

La réaction ne s’est pas fait attendre dans l’assemblée. Et  Thomas Stettler, président de la Société de tir de Soyhières s’énerva: « Je ne peux pas accepter que l’armée dénigre, au point de traiter comme nul l’engagement de tireurs expérimentés pour garantir la sécurité dans les stands. Ce sont des propos inadmissibles.

Le brigadier Vallat a, une fois de plus, montré la différence entre les militaires qui ont juré de défendre le pays et les carriéristes qui comptent sur l’uniforme pour cacher leurs déficiences. Sachant où il était, il aurait pu se contenter d’un marmonnement sur la position officielle de l’armée, qui doit suivre celle de son chef, mais il a choisi d’en rajouter pour montrer la différence entre le soldat et le contribuable.

Monsieur Vallat, le citoyen-soldat, en uniforme ou en civil est un citoyen, pas un sujet-contribuable. Le 19 mai, nous vous le ferons savoir une fois de plus, en votant NON !

 

 

Correspondance de Claude Pellaton, Colonel retraité DDPS, le 05.03.2019

Un article du Quotidien Jurassien du 4 mars dernier a relaté la prise de position du Brigadier Vallat dans le cadre de l’assemblée de la fédération jurassienne de tir.

 Dans son exposé sur les impérieuses nécessités d’accepter la nouvelle directive sur les armes, cet officier supérieur, commandant de la formation d’application de la logistique, ancien officier instructeur de l’infanterie et ancien membre de l’Etat-major du Swiss Raid Commando a notamment mentionné : « L’Armée estime que cette révision contribue à améliorer la traçabilité des armes à feu et donc qu’elle aide à lutter contre l’utilisation abusive et violente de celles-ci…Un jour peut-être d’ailleurs contre nos propres soldats à la garde ou lors d’un transport de munitions. »

 Cette phrase est profondément choquante pour les honnêtes citoyennes et citoyens qui ont servi, qui servent et qui serviront encore notre Armée de milice. Par ces paroles blessantes et sans fondement, le Brigadier Vallat jette un voile sombre de suspicion intolérable sur les soldats de milice qui contribuent tous les jours à la sécurité de notre pays. Leur prêter des intentions terroristes est une insulte qui n’est pas digne d’un officier général de notre Armée. 

 Les auditeurs de cette triste prestation ne se sont pas laissé insulter et M. Thomas Stettler, président d’une société de tir lui a donné la réponse suivante : « Je ne peux pas accepter que l’armée –  à laquelle les sociétés de tir fournissent année après année des prestations de haute qualité – dénigre au point de traiter comme nul l’engagement de tireurs expérimentés pour garantir la sécurité dans les stands. Des propos inadmissibles de la part de gens payés envers des sociétaires qui s’engagent sans compter. Les tireurs font tout pour éviter un quelconque accident. Pour cela, vous devriez les remercier et pas les écraser avec vos directives. »

Nul doute que cette réponses sèche et sonnante tout comme les applaudissements nourris qui ont souligné la justesse du propos de M. Stettler ont dû faire réfléchir le diplômé en « Master of Advanced Studies in Security Policy and Crisis Management, EPFZ « .

Il est profondément choquant d’entendre de la bouche d’un officier général suisse de tels propos, plus dignes d’un commissaire de Bruxelles que d’un cadre supérieur de notre Armée.

 Pour rappel ; tous les attentats commis par les terroristes en Europe ont été exécutée avec des armes en provenance de réseaux criminels.

 

 

 

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


*