Waffengesetz – Übernahme der Richtlinie EU 2017/853 / Loi sur les armes – Reprise de la directive UE 2017/853

Mitteilung vom 27.05.2018 per Email an die bürgerlichen Nationalrätinnen und Nationalräte
Communication du 27.05.2018 par email aux Conseillères nationales et Conseillers nationaux bourgeois

Texte français en deuxième partie du message

Waffengesetz – Übernahme der Richtlinie EU 2017/853

Sehr geehrte Frau Nationalrätin
Sehr geehrter Herr Nationalrat

Die EU hat die Richtlinie 2017/853  nach den barbarischen Anschlägen in Paris, einer Absage der Extremisten an unsere Werte und die Menschlichkeit, mit der vorgeschobenen Begründung, den Terrorismus zu bekämpfen, in die Welt gesetzt. Die Antwort der EU auf den Terrorismus ist es, die Waffengesetze zu verschärfen und zwar durch die massive Einschränkung des legalen Zugangs zu Waffen für unbescholtene und gesetztestreue Bürgerinnen und Bürger.
Terroristen und Kriminelle werden jedoch durch die Richtlinie nicht tangiert: sie  kümmern sich bekanntlich einen Deut um Gesetze und versorgen sich über den Schwarzmarkt

Die Opfer von Paris und aller anderen Attentate der letzten Jahre hätten sich wohl gewünscht, dass die Terroristen nie in den Besitz von Waffen und Sprengstoffen hätten gelangen können. Es ist ein Ausdruck der Ratlosigkeit der EU-Länder und eine schräge Manipulation der Öffentlichkeit wenn der Gesetzgeber anstelle griffiger Massnahmen gegen Terroristen und Schwerkriminelle, mithin auch gegen die illegale, kriminelle Waffenlogistik, Gesetze ersinnt, die ausschliesslich auf legal erworbene Waffen abzielen.

Die Vorlage strotzt vor administrativen und technischen Ungereimtheiten, ineffizienten Einschränkungen und Grauzonen. Insbesondere sind die schöngeistigen Konstrukte, auch diejenigen der Mehrheit der SiK-N, rund um die halbautomatischen (Armee-)Waffen und die Magazine, nichts als Augenwischereien und Verballhornungen ohne Effekt auf die Sicherheit. Diese werden weder Terroristen, noch Kriminelle und auch nicht „Ausraster“ dran hindern, brachiale Mittel zu finden um ihre Gewalttaten zu begehen. Sie verhindern weder Attentate mit (illegalen) Waffen noch mit Fahrzeugen, mit Sprengstoffen, mit Messern oder Knüppeln oder gar mit Giftstoffen.

Nützt es nichts, schadet es nichts ? – Nein, dieser Mumpitz schadet unserem Staat und seinen Bürgerinnen und Bürgern weil damit ungerecht Freiheiten und Rechte eingeschränkt werden und das Vertrauensverhältnis zwischen Bürger und Staat unterminiert wird, ohne  jeglichen konkreten Nutzen für unsere nationale Sicherheit.

Mit der Rückweisung en bloc der Vorlage sagen Sie nicht nein zu Schengen und Dublin.

Die Schweiz darf und soll die Mechanismen, die im Abkommen mit der EU vorgesehen sind, voll nutzen. Etwas Rückgrat (das Volk, mithin ihre Wähler, wird es zu schätzen wissen) braucht es schon um der EU mitzuteilen, dass die Schweiz sehr wohl ein wichtiges Mitglied von Schengen und Dublin bleiben will aber eben ohne die Richtlinie 2017/853. Unser derzeitiges, bewährtes und bereits heute restriktives Waffenrecht ist perfekt auf unsere Verhältnisse zugeschnitten und gewährleistet unsere Sicherheit. Die Konformität mit Schengen wurde bereits mit den Revisionen des Waffenrechts von 2008 und insbesondere 2015 erreicht. Trotz Millionen von Waffen in legalem Privatbesitz sind wir eines der sichersten Länder der Welt. Die Schweiz braucht somit keine „Weiterentwicklung“ oder „Nachbesserung“ unseres bewährten Waffenrechts.
Zu bemerken ist, dass die Schweiz nicht alleine dasteht: Die Tschechische Republik hat gegen die Richtlinie 2017/853 Klage erhoben.

Im Schengen/Dublin System ist das Waffenrecht ein relativ nebensächlicher Aspekt und, unter dem Gesichtspunkt eines integrierten europäischen Sicherheitssystems, hat Brüssel kein Interesse daran, die Schweiz, ein systemrelevantes Land, im Falle der Rückweisung der Richtlinie 2017/853, auszuschliessen.

Bitte weisen Sie diese Vorlage en bloc zurück sonst wird es das Volk über das Referendum tun müssen.

Mit hochachtungsvollen Grüssen

Bruno Buchs
(Adresse)
www.liberalarms.ch

Loi sur les armes – Reprise de la directive UE 2017/853

Madame la Conseillère nationale
Monsieur le Conseiller national

Suite aux attentats de Paris de novembre 2015, l’UE a saisi le prétexte du rejet de nos valeurs et de notre humanisme par des extrémistes pour lancer sa directive 2017/853, au motif donc de lutter contre le terrorisme. Pour l’UE, répondre à la terreur passe contre toute logique par un durcissement des législations nationales sur les armes, et surtout par une limitation de l’accès aux armes pour les citoyens honnêtes et respectueux des lois. Cette directive n’aura aucun effet sur les criminels et les terroristes, qui par définition ne respectent pas les lois et s’approvisionnent au marché noir.

Il est certain que les victimes des attentats de Paris et de tous les actes de terreur de ces dernières années auraient de loin préféré que les terroristes ne possèdent jamais ni armes, ni explosifs. Mais que le législateur propose uniquement de durcir des lois, plutôt que de prendre de vraies mesures contre les terroristes et les criminels, est autant un aveu d’impuissance qu’une tentative malhonnête de manipuler l’opinion. Les filières d’approvisionnement d’armes illégales ne seront jamais touchées par des lois qui ne ciblent que les détenteurs d’armes légales.

Le projet de loi en question est plein d’incohérences, aussi bien administratives que techniques, de restrictions inefficaces et de zones grises. Les belles argumentations théoriques, notamment celles de la majorité de la CPS-N au sujet des armes semi-automatiques (militaires) et des magasins, ne sont que de la poudre aux yeux, elles n’auront jamais le moindre effet sur la sécurité. Elles n’empêcheront jamais un criminel, un terroriste ou même un fou d’accéder à des moyens létaux pour commettre leurs ignominies. Les attaques avec des armes (illégales), des véhicules, des explosifs, des armes blanches ou contondantes, voire avec des produits toxiques, auront toujours lieu.

Peut-on en déduire que si cette loi ne sert à rien, au moins elle ne nuit pas ? Hélas non : cette mystification est dommageable pour l’État et les citoyens, parce qu’elle restreint injustement les libertés et les droits ; elle sape la relation de confiance entre les citoyens et l’État, et elle n’amène pas le moindre bénéfice tangible pour la sécurité de notre pays.

Il est important de souligner que le rejet de la directive n’entraîne pas un « non » à Schengen/Dublin.

La Suisse peut très bien utiliser les mécanismes prévus dans l’accord avec l’UE, elle doit le faire. Il vous faudra certes du courage (le peuple, vos électeurs, vous en seront reconnaissants…) pour dire à l’UE que la Suisse entend rester un membre actif de Schengen/Dublin, mais ne souhaite pas appliquer la directive 2017/853. Notre loi actuelle sur les armes, efficace et déjà passablement restrictive, est parfaitement adaptée à nos besoins, elle assure largement notre sécurité. Les révisions de la loi sur les armes de 2008 et de 2015 notamment garantissent notre conformité avec Schengen. Malgré des millions d’armes privées, la Suisse est l’un des pays les plus sûrs du monde. Nous n’avons donc aucunement besoin de « développements » ni de quelconques « améliorations » de notre loi sur les armes.

Il convient de noter que la Suisse n’est pas seule : la République tchèque a lancé un recours contre la directive 2017/853.

La thématique des législations sur les armes est une question plutôt secondaire dans le système Schengen/Dublin. Dans l’optique de son système de sécurité européen intégré, Bruxelles n’a aucun intérêt à exclure la Suisse, pays d’importance stratégique, dans l’éventualité où nous refuserions d’appliquer la directive 2017/853.

Il serait préférable que vous rejetiez en bloc cette directive, plutôt que vos électeurs le fassent par référendum.

 Je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Madame la Conseillère nationale, Monsieur le Conseiller national, mes salutations distinguées.

Bruno Buchs
(adresse)
www.liberalarms.ch